Elections à la
Chambre de Commerce et d'Industrie de Vaucluse

"UNIS POUR RÉUSSIR"

 

Quartier d’Affaires Avignon/Vaucluse : Monsieur Vergier, chef d’entreprise depuis plus de 40 années, vous êtes actuellement Président de la CGPME de Vaucluse. Pouvez-vous nous parler de votre trajectoire personnelle et professionnelle ?

Bernard Vergier : « Je suis engagé dans le monde de l’entreprise et du « militantisme » patronal depuis l’âge de 20 ans. D’abord dans le secteur automobile en tant que membre de la chambre syndicale nationale du commerce de la réparation de l’automobile de Vaucluse (CSNCRA) depuis 1971 puis Président départemental du Conseil national des professions de l’automobile de Vaucluse (CNPA) de 1990 à 1996. Membre de la CCI de Vaucluse depuis 1986, je devient vice-président en 1998, section commerce. Mon engagement s’est très vite porté sur les PME avec ma participation à la création de la CGPME de Vaucluse en 1985 en tant que membre fondateur et en tant que Président depuis 2002. »

QA : Quelles sont les spécificités de la CGPME de Vaucluse ? A qui vous adressez-vous en particulier ?

BV : « Nous représentons 12 branches et groupements professionnels ainsi que nos adhérents directs pour un total de près de 5000 entreprises représentées. La majorité est issue du secteur tertiaire (54%), vient ensuite le commerce (31%) et l’industrie (15%). Nous représentons aussi majoritairement les TPE-PME (69% ont de 0 à 10 salariés) mais nous sommes aussi à même de représenter efficacement des structures plus importantes (8% des adhérents ont plus de 51 salariés). »

QA : Quelles sont les principales actions de la CGPME de Vaucluse ?

BV : « Etre au service de nos adhérents. Une rencontre est ainsi organisée toutes les 3 semaines pour animer des réseaux de chefs d’entreprise et proposer des solutions adaptées à leurs problématiques par exemple sous la forme de réunions d’information thématiques.

Les mandats patronaux occupent également une place importante dans l’activité de la CGPME. Il existe les mandats judiciaires (Conseil de Prud’hommes, TASS, Tribunal de commerce, etc), les mandats institutionnels (CCI 84, CCI PACA, CESER, etc), les mandats économiques (médiation du crédit, GRAIN, etc), les organismes de Sécurité Sociale (URSSAF, CPAM, etc), l’emploi et la formation (Pôle emploi, etc), l’insertion (SAGACITE, etc), et le 1% logement.

La CGPME traite également plus de 200 dossiers d’adhérents par an pour des difficultés ponctuelles ou des projets de développement ainsi que les demandes de formation (AGEFICE). »

QA : Quelles sont les particularités de l’économie vauclusienne à travers les PME ?

BV : « Nous avons de nombreux atouts mais ils sont assortis de nombreux défis pour notre économie locale.

Particulièrement depuis 2008, les entreprises nous font part de difficultés de trésorerie et surtout de financement pour leurs investissements. C’est un problème qui nous préoccupe car la compétitivité des entreprises dépend en grande partie de leur capacité à innover et à se moderniser. Pour cela il faut investir. Notre taux de chômage est aussi le plus élevé de la région PACA.

Pour autant, le Vaucluse ne manque pas d’atouts. De nombreuses PME sont particulièrement innovantes et solides dans les secteurs de l’agroalimentaire, l’industrie de la métallurgie, les services par exemple. Le Vaucluse bénéficie également d’un apport touristique fort et encore à exploiter. Nos moyens de communication sont attractifs (gare TGV, aéroport, port fluvial) ainsi que d’une situation privilégiée sur un axe de passage majeur (Paris, Marseille, Perpignan). Nos centres-villes avec leur patrimoine unique peuvent se développer encore et le commerce de proximité, garant de cohésion sociale, doit se maintenir et être encouragé.

La synergie entre les acteurs sera pour l’avenir un élément déterminant de notre réussite. La CCI, l’Etat, la Région, le Conseil général et le Grand Avignon sont des institutions qui peuvent nous aider à créer des conditions d’accueil plus favorables pour nos PME (octroi de foncier et d’infrastructures, cofinancement d’initiatives comme le Pôle Pégase par exemple). »

QA : Comment voyez-vous la place de l’entreprise au sein de notre société ? Sa fonction sociale ?

« L’entreprise donne les moyens matériels et sociaux de l’intégration, elle apporte les moyens de subsistance nécessaires et une fonction sociale à chaque individu. J’invite les élus à se rapprocher plus des entreprises pour encore mieux les comprendre. Plus de 95% d’entre elles sont des TPE-PME, il faut donc œuvrer à la simplification administrative. Si l’entreprise va bien c’est tout un équilibre fait de cohésion sociale, d’emploi et d’espoir qui se maintient pour former un territoire vertueux pour nos populations. »

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